Casshern

Origine : Japon

Année : 2004

Genre : Science-Fiction

Note : 6/10

Réalisateur :

 Casting :

Liens : IMDB


Avis :


Dans un futur apocalyptique, une expérience scientifique aboutit à la création d'êtres aux pouvoirs extraordinaires, immédiatement massacrés par des unités militaires. Seul un groupe survit. Les créatures humanoïdes décident de se venger de toute l'humanité à l'aide d'une armée de robots. Pour contrer leurs plans de destruction, le responsable de leur création accidentelle plonge le corps de son fils défunt dans la même solution liquide qui aboutit à la naissance de la race des mutants. Revenu d'entre les morts, Tetsuya Azuma est le dernier espoir de l'humanité...

Péjorativement qualifié de manga live à cause de ses scènes d'action frisant parfois le ridicule (disons que le meilleur côtoie le pire), Casshern mérite tout de même mieux que ça. Le message que délivre le film, tout naïf qu'il puisse être, trouve suffisamment d'écho au travers des nombreuses scènes de flashback émouvantes ou de dialogues parfois pompeux mais pourtant sensés sur l'absurdité de la guerre. Pour un film dit d'action, c'est assez rare pour le signaler.
Passons outre un scénario quelque peu décousu et des situations vraiment kitsch pour nous intéresser aux éléments valorisants du film (et il y en a, n'en déplaise à la majorité des critiques qui ont fusillé le film sur la place publique sans lui laisser la moindre chance). Esthétiquement, Casshern est une merveille. Si certains effets spéciaux comme ceux des méchas peuvent sembler cheap, les décors, quant à eux, sont de toute beauté, avec une lumière et des couleurs tout bonnement magnifiques. Certains plans sont réellement composés comme des tableaux, je pense notamment à une scène où Midori se tient face à son fils Tetsuya, et la devanture du lit derrière elle semble lui donner des ailes. Les musiques s'intègrent globalement bien au film (on pourra juste reprocher certains morceaux rock lors des scènes de combat, plutôt indigestes; de bons thèmes classiques épiques avec chorus auraient été bien plus percutants). La sonate au clair de lune de Beethoven, reprise plusieurs fois dans le film, ajoute une touche de mélancolie aux sublimes images déjà bien chargées en émotions.
Ce qui est également bien dans Casshern, c'est que contrairement à ce que le film laisse augurer au départ, il n'y a rien de manichéen par la suite, à l'image de Midori (le seul perso qui a tout compris en somme) qui dit que "personne n'a toujours raison, personne n'a toujours tort."

Au final, pour apprécier Casshern à sa juste valeur, il ne faut pas s'attendre à voir un bête film d'action. Car sur ce plan-là, soit vous êtes un kéké et vous trouverez le film fabuleux, soit le DVD apprendra à voler après la première scène d'action.


par ultima le 01 Septembre 2006


Images :



1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11







Site optimisé pour Firefox et pas vraiment pour les autres navigateurs.
© 2006-2010 Olaf & ultima, tous droits réservés.
About me

Passez à Firefox ! Passez à Thunderbird ! XHTML 1.1 (à peu près) valide ! CSS valide ! [Valid RSS]